Ressources

 

 

  • L'Angélique officinale (Angelica archangelica)

On l’appelle ortie dioïque, grande ortie ou encore ortie commune.

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Description

C'est une plante vivace qui mesure 1m environ, elle est hérissée de poils raides et piquants, ses tiges sont robustes et son rizhome est traçant. Ses feuilles vert sombre sont dentées, opposées et pointues au sommet. Ses fleurs sont très petites et réunies en grappes rameuses. C’est une plante dioïque (d’où son nom latin Urtica dioica), c’est-à-dire qu’il y a des pieds mâles (avec des fleurs étalées jaunâtres) et des pieds femelles (avec des fleurs pendantes légèrement verdâtres). Il est possible de la récolter tout au long de l'année (mars-avril de préférence pour les jeunes pousses). Elle appartient à la famille des Urticacées. On la trouve partout le long des chemins et au bord des fossés mais surtout dans les régions à climat tempéré.

Principaux constituants

Riche en sels minéraux (bore, fer, magnésium, calcium, potassium, silicium et phosphore), elle permet de fortifier, d'alcaliniser et de reminéraliser l'organisme.

C'est pourquoi elle est particulièrement recommandée en cas d'anémie, d'arthrite et de rhumatismes.

Elle contient également des vitamines et elle est plus riche en protéines que le soja.

Vertus médicinales

C’est un fortifiant général et un revitalisant indiqué en cas de fatigue chronique et de convalescence.

Dans son livre "Les secrets de l'Ortie", Bernard Bertrand précise que la présence simultanée de vitamines du groupe B, de silice et de zinc permet de lutter contre les ongles cassants et la chute de cheveux. Il ajoute que le traitement de l'acné est possible grâce à l'effet anti-inflammatoire du zinc qu'elle contient.

De plus elle diminue le taux de lipides dans le sang (elle est donc recommandée en cas de surcharge métabolique) et a une action régulatrice sur le système immunitaire.

C’est un antiallergique remarquable, notamment pour les allergies saisonnières. On m'a rapporté le cas d'un enfant allergique aux fruits à coques dont la réaction allergique (gonflement du visage) était stoppée grâce à une infusion d'ortie.

D'autre part, elle est hémostatique, dépurative et permet notamment de faire baisser le taux d'acide urique (donc indiqué pour la goutte).

Le docteur Gilles Corjon recommande de l'associer avec la prêle pour détoxifier l'organisme et le reminéraliser. 

La racine est un décongestionnant prostatique que l’on utilise pour traiter l'hypertrophie bégnine de la prostate et la prostatite (infection aiguë ou chronique de la prostate).

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La question de Jean-Louis : pourquoi l'ortie pique?

C'est sa stratégie de défense : elle comporte des poils urticants qui injectent de l'histamine et de l’acide formique (que l’on retrouve chez la fourmi rouge) dans la peau, ce qui provoque des démangeaisons. 

Utilisation

  • Voie interne

- Racines (décoction de 10 minutes avec 1 cuillère à soupe par tasse)

- Feuilles (infusion de 10 minutes avec 1 cuillère à soupe par litre d’eau)

Boire 2 à 3 fois par jour en cure de 3 semaines

  • Au jardin

Macération de 12h dans l’eau froide (1kg de plante pour 10L) puis filtrer et pulvériser pur pour lutter contre le mildiou et repousser les pucerons, acariens et les vers des pommes 

Pour en commander

Racines, feuilles entières ou broyées pour intégrer dans les plats : 7,50€ les 50g

  • Le blé, nouveau cauchemar des dermatologues

Extrait du livre "Gluten, comment le blé moderne nous intoxique" de Julien Venesson, Editions Thierry Souccar 2013

"C'est en observant également l'absence d'acné dans une autre peuplade ancestrale, les Indiens Aché du Parguay, que le Dr Lindeberg et ses collègues finiront par comprendre le rôle prépondérant de l'alimentation : ces deux peuples avaient en effet une alimentation totalement dépourvue de produits laitiersd'alcoolde caféde théd'huilesde margarinesde céréales, de sucre ajouté et de sel. Sur Kitava, l'alimentation était principalement constituée de poissons, de noix de coco, de fruits et de tubercules comme la patate douce ou le manioc. Une alimentation totalement carencée en céréales complètes! Pourtant l'espérance de vie sur Kitava est supérieure à 75 ans et le surpoids, le diabète, l'athérosclérose, l'hypertension artérielle ou la malnutrition y sont inconnus. [...]

L'acné est caractérisé par une production excessive de sébum, une obstruction du follicule pileux et la prolifération exagérée d'une bactérie normalement présente dans la peau. Propionibacterium acnes. Bien que ces symptômes soient très fréquents, on n'en connaît pas encore tous les tenants et aboutissants. L'influence des hormones n'est plus à démontrer, que ce soit dans le cadre de la puberté ou bien lors de l'utilisation de fortes doses de stéroïdes anabolisants. Les traitements les plus utilisés sont les antibiotiques, de moins en moins efficaces en raison de leur utilisation abusive qui rend les bactéries résistantes, et le zinc, qui permet de réduire l'inflammation."

"Etes-vous certain(e) que le blé vous fait du bien?

Pouvoirs publics, nutritionnistes et industriels de l'agro-alimentaire vous encouragent à manger toujours plus de céréales, "pour votre santé". L'enquête de Julien Venesson montre au contraire qu'en éliminant le blé de votre alimentation, vous pourriez être en meilleure santé. [...]

Aujourd'hui, jusqu'à une personne sur trois aurait sans le savoir une sensibilité à cette protéine. Jamais un médecin n'imaginera que le blé est responsable d'une fatigue chronique, de troubles de la digestion et de l'humeur, d'arthrose, de vertiges, de neuropathies, ou de douleurs musculaires! Et pourtant...

Plus grave encore, chez les personnes prédisposées génétiquement, le gluten fait office de détonateur de maladies auto-immunes : maladie coeliaque, maladie de Crohn, sclérose en plaques, diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde..."

Application

 

  • Le Coquelicot (Papaver rhoeas)

    papaver_rhoeas

    On l'appelle aussi Coquelourde, pavot des moissons et en anglais "red poppy" ou "corn poppy".

    C'est une plante herbacée commune, annuelle qui est répandue dans le monde entier dans les moissons, cultures et les décombres. Elle peut atteindre 80cm de haut et elle est couverte de poils hérissés. Sa tige unique est droite, peu rameuse et très mince. Ses feuilles sont alternes, pennatiséquées, profondément divisées en segments lancéolés, incisés et dentés. Celles de la base forment une rosette et sont pétiolées tandis que celles de la tige sont sessiles. Les boutons floraux pendent et se redressent avant leur épanouissement. Les fleurs tombent rapidement, elles sont composés de 4 pétales elliptiques d'un rouge vif, doux au toucher avec souvent une tâche noire à la base. La floraison s'étale d'avril à septembre. Le fruit est une capsule ovoïde d'1cm de long, arrondie à la base et portant 8 à 18 rayons stigmatiques. La racine est grêle, pivotante et fibreuse.

     

    La récolte s'effectue de mai à juillet. A l'état frais, la fleur de coquelicot exhale une odeur vireuse d'opium, bien caractéristique si on la froisse. Si l'on incise les petites capsules, elles sécrètent un suc blanc, laiteux. Elle appartient à la famille botanique des Opiacées.

     

    Pour Pierre Leutaghi, ethnobotaniste de Salagon, il s'agit de la plus gaie des plantes sauvages. Voici comment il le décrit : "Quatre pétales légers, tachés de noir à la base, d'abord chiffonnés dans le bouton vert que protègent deux sépales velus ; nombreuses étamines à anthères bleuâtres ; gros pistil en forme de vase recouvert d'une sorte de couvercle où rayonnent les stigmates. A maturité des petites fenêtres s'ouvrent au sommet de l'urne (on l'appelle "capsule"), sur tout son pourtour, et les innombrables graines s'égaillent par ces trous, quand le vent passe sur les blés." C'est une plante messicole que l'on retrouve dans les champs de céréales même si elle se fait plus rare à cause des méthodes modernes de culture (emploi massif d'herbicides). 

     

    La plante renferme des mucilages, des tanins et des alcaloïdes dont la rhoeadine et la papavérine. Ce sont les anthocyanosides qui donnent la couleur à la fleur. Les graines contiennent une huile grasse.  

     

    Le Coquelicot est une plante pectorale très adoucissante, sédative, antispasmodique et antitussive, particulièrement recommandé pour les quintes de toux (coqueluche). Au XVIe siècle on utilisait les fleurs pulvérisées contre la pleurésie. Dioscoride le recommandait contre l'insomnie, comme laxatif doux et adoucissant sur les inflammations. Les pétales ont une saveur légèrement amère et contiennent des mucilages, d'où leur effet laxatif. Le coquelicot est également indiqué dans l'éréthisme cardiaque (état d'excitation du coeur qui se traduit par une accélération du rythme cardiaque).

    C'est l'un des meilleurs remèdes contre l'insomnie et les différents troubles du sommeil. 

     

    En usage externe, on peut utiliser la fleur pour les maux d'yeux, les abcès dentaires et la capsule en gargarismes calmants. On en fait des cataplasmes chauds et calmants de fleurs infusées.

     

    Le coquelicot entre dans la composition de la fameuse tisane des fleurs pectorales. En infusion on utilise 15g de fleurs séchées par litre d'eau et on boit 3 tasses par jour, en sucrant au miel si besoin.

     

    Il peut parfois engendrer des réactions d'intolérance c'est pourquoi il est préférable de commencer par l'utiliser à faibles doses mais il n'y a pas de contre-indications connues, sauf biensûr pour les personnes allergiques aux Opiacées.

     

    François Couplan précise que les jeunes feuilles se mangent crues ou cuites et que les graines servent de condiment. Les Romains extrayaient une huile alimentaire à partir des graines.

    Le contenu de cette lettre d'information est publié à titre purement informatif et ne peut être considéré comme des conseils médicaux personnalisés.

 

  • Les coktails polluants dans l'alimentation, l'apport des plantes
     (17 Février 2013)

Conférence de Claire Laurant-Berthouddocteur en anthropologie et spécialiste des plantes médicinales 

Auteur du livre "Tisanes : guide pratique pour toute la famille"


Il y a une véritable flambée des pathologies chroniques et des cancers.
Et en voici quelques causes :

Récolte avant maturité (cycles végétatifs non respectés)
Les plantes n'ont pas le temps de pousser correctement, les fruits et légumes présentent une carence en vitamines et en minéraux. Leur densité nutritionnelle est faible.

Présence de résidus toxiques
Ils sont utilisés au cours de la culture mais aussi pour la conservation
Etude Générations Futures 2010 : 81 toxiques dans l'assiette
Les aliments sont irradiés 
aux rayons gamma et contiennent des métaux comme le mercure (bactéricide, conservateur) et l'aluminium

Transformation des matières premières
Le raffinage (farine, sucre, céréales..) et le chauffage dénaturent les aliments

Ajout d'additifs
Et de sel et de sucre dans les produits industriels. Les additifs permettent de blanchir et de conserver les aliments. Ils favorisent l'Alzheimer, tout comme l'aluminium.

Emballages alimentaires
Les cannettes de boissons contiennent du bisphénol A et des phtalates qui sont hydrosolubles et passent dans l'alimentation. Ce sont des perturbateurs endocriniens qui agissent à des doses infinitésimes.

Tout ceci entraîne des états inflammatoires chroniques, une faiblesse immunitaire, une perturbation des systèmes enzymatiques et une saturation des émonctoires qui ne parviennent plus à éliminer correctement les déchets de l'organisme.

Résultat : fatigue, troubles digestifs et/ou du transit mais aussi troubles du sommeil.

Premiers signes d'intoxication : Ongles cassants, fatigue, troubles de l'humeur

Il est vraiment nécessaire de privilégier une alimentation biologique, les circuits courts et les aliments de saison qui répondent aux besoins de notre organisme. Il est également conseillé de faire des cures de détoxification au moins au printemps et à l'automne pour stimuler les émonctoires et éliminer les toxines. Le foie est l'organe majeur de la détoxification.

Les plantes accompagnent les processus physiologiques et contrairement aux molécules synthétiques elles sont très bien tolérées par l'organisme et sans effets secondaires si on respecte les précautions d'usage.

Elles permettent notamment de :

  • stimuler les émonctoires
  • éliminer le surplus de toxines
  • relancer les fonctions enzymatiques
  • rééquibilibrer les fonctions physiologiques
  • rétablir l'homéostasie

​Il est très important de veiller à la qualité des matières premières qui repose sur ces critères : 

  • Origine et identification botanique (noms scientifiques en latin)
  • Mode de culture artisanal, qui respecte les plantes
  • Collecte manuelle, à maturité, sinon on ne récupère pas les principes actifs (pas après maturité sinon oxydation)
  • Séchage et stockage dans de bonnes conditions pour que la plante conserve ses principes actifs
  • Qualité des étapes de transformation avec des modes d'extraction respectueux de la plante

 

  • L'Angélique officinale (Angelica archangelica)

Le premier article de cette rubrique est consacré à l'Archangélique que Pierre Lieutaghi, ethnobotaniste de Salagon, classe parmi les meilleures de nos bonnes herbes tant ses emplois sont nombreux.

Il s'agit de l'espèce Angelica archangelica L. (syn. Angelica officinalis Hoffman) que l'on appelle communément Angélique officinale, Archangélique, Angélique vraie, Angélique des jardins, Herbe aux Anges ou Herbe du Saint-Esprit. 

C'est une des rares plantes médicinales originaires de l'hémisphère Nord, elle pousse spontanément dans les régions montagneuses des pays scandinaves.

Elle a été introdroduite au XIIe siècle en Europe par les Vikings pour le commerce. Elle a d'ailleurs été utilisée comme monnaie d'échange et a longtemps été exportée d'Islande où elle était considérée comme l'une des meilleures plantes médicinales.

Les Grecs, les Hébreux et les Romains utilisaient l'huile essentielle d'Angélique avant les combats pour assouplir leurs muscles et mieux supporter les coups.

Au XIVe siècle elle est mentionnée dans l'ouvrage Tabernae montanus par Matteo Sylvatico, médecin et botaniste médiéval enseignant à l'école de Salerne :  «L'angélique, avec ses vertus et ses qualités merveilleuses, est une plante et une racine curative qui semblent avoir été données au genre humain par le Saint-Esprit ou les bons anges.»

Paracelse, célèbre médecin et alchimiste de la Renaissance, préconisait l'Angélique lors des épidémies de peste où il aurait sauvé de nombreuses vies grâce à son remède : de la poudre d'Angélique dissoute dans du vin. Les médecins de la Renaissance nommaient la racine d'Angélique "racine du Saint-Esprit" en raison de ses grandes et divines propriétés. 

On a commencé à cultiver la plante en France dès la fin du Moyen-Age dans les jardins monastiques. Les moines l'intégraient dans une multitude de préparations telles que des élexirs, des baumes et des liqueurs.

Les soeurs du couvent de la Visitation Saint Marie eurent l'idée de confire la plante et d'en faire une liqueur.

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